ACIDITE GASTRIQUE : Qu’est ce que c’est ,et qu’elles sont les symptômes ?

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  1. Les étapes de la digestion  


L’appareil digestif est l’organe responsable de la transformation des aliments en nutriments (les protéines, les glucides, les sels minéraux, les lipides et autres substances assimilables) nécessaires à  l’organisme, et à travers lequel se fera le passage de ces nutriments dans la circulation sanguine qui les véhiculera aux différentes cellules des organes. La dégradation de ses aliments est d’abord mécanique et s’effectue généralement en quatre grandes étapes. À cette dégradation mécanique s’ajoutent des processus de décomposition chimique, grâce notamment aux sécrétions des glandes annexes : les glandes salivaires, le foie et le pancréas.

 

  • Première étape : la mastication

La digestion commence dans la bouche grâce au travail préparatoire de mastication. Cette opération mécanique de malaxage, de déchiquetage et de broyage des aliments effectuée par les dents, réduit les aliments en miettes. Dans la bouche, en plus du brassage, cette nourriture est mélangée à la salive qui a un rôle de « diluant ». Le chyme ou la bouillie ainsi produite, appelée le bol alimentaire, est ensuite dirigée vers le pharynx. A ce niveau, grâce à l’enzyme appelée « l’amylase », la salive commence déjà la dégradation chimique de l’amidon contenu dans les aliments. La déglutition envoie ensuite les aliments dans l’œsophage qui les cheminera, grâce aux ondes de contraction musculaire, jusqu’à l’estomac.

 

Dans l’estomac, la dégradation des aliments est  essentiellement chimique. Grâce à un malaxage intense exécuté par des mouvements « péristaltiques »  de cet organe, ces aliments sont alors réduits en une bouillie homogène. Ce mouvement naturel va aussi favoriser l’action et l’intervention du suc gastrique renfermant de l’acide chlorhydrique et deux enzymes, la pepsine et la présure, qui permettent toutes les deux de dégrader les protéines.

La régulation de l’écoulement des aliments broyés, liquéfiés et dilués vers les intestins est effectuée par la fermeture du pylore, sphincter fermant l’orifice inférieur de l’estomac. Il agit comme une vanne, contrôlée par les centres nerveux. Si le repas a été riche et copieux, l’écoulement sera très lent afin d’éviter une surcharge au niveau intestinal.

 

  • Troisième étape : la digestion intestinale

Après la période de digestion gastrique, les aliments, comme nous l’avons décrit dans le chapitre précédent, sont transformés en une bouillie, le chyme stomacal, qui passe alors dans le duodénum, premier segment de l’intestin grêle. Dans le duodénum, le chyme ainsi réceptionné à ce niveau du tube digestif subit l’action de sécrétions de sucs importants qui activent encore davantage la digestion des nutriments. Ces sucs sont :

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  • Le suc pancréatique est le suc digestif le plus important : il contient un très grand nombre d’enzymes (amylases, lipases, protéinases, peptidases…),
  • Le suc intestinal assure la dégradation terminale des grosses molécules et contient également des enzymes, telles que des peptidases, des sucrases et des phosphatases,
  • La bile joue un rôle particulier car elle ne contient pas d’enzymes. Elle favorise l’absorption des graisses. Elle est sécrétée par le foie, stockée dans la vésicule biliaire et contient des sels biliaires qui permettent l’émulsification des lipides, opération sans laquelle la dégradation chimique ne serait pas possible.

 

Une fois les nutriments arrivés dans l’intestin grêle, ce dernier se contracte et se relâche continuellement pour effectuer des mouvements, appelés péristaltisme, qui ont pour fonction de mélanger et propulser les aliments, grâce à de petites vagues de spasmes, tout en continuant à les dégrader pour obtenir une bouillie liquide uniforme. Ce travail est effectué dans le but également de favoriser l’absorption des substances nutritives issues de cette digestion. La dernière opération consistera à propulser le chyme vers l’anus. Il est utile de mentionner que toute cette activité est en partie contrôlée par le système nerveux qui ralentit ou active la digestion.

 

Après destruction complète des aliments, les substances nutritives sont absorbées par les parois intestinales et passent dans la circulation sanguine. Afin d’augmenter la surface de contact entre le liquide digestif et la paroi intestinale, celle-ci est constituée de replis microscopiques dénommés villosités (l’intestin grêle a une surface de 50 m²). Immédiatement en dessous de cette muqueuse se trouvent les capillaires sanguins et lymphatiques. C’est à travers cette fine membrane fragile assimilée à un filtre naturel, qui se renouvelle tous les deux jours, que passent les aliments dégradés.

 

  • Quatrième étape : la digestion colique

Pendant cette dernière étape, le reste des aliments se déverse dans le côlon, qui est plus gros, et qui se termine par l’anus.

Durant son transit qui dure dans l’intestin grêle entre 6 à 12 heures, le contenu intestinal est profondément modifié et presque toutes les substances nutritives ont été absorbées. Il ne reste donc qu’un liquide visqueux constitué de résidus végétaux, en particulier des fibres, de résidus animaux non dégradés et de produits de la sécrétion digestive avec le mucus.

Ces résidus non digérés vont être pris en charge par l’abondante prolifération bactérienne de notre côlon qui abrite plus de micro-organismes que notre corps ne compte de cellules, c’est-à-dire plusieurs dizaines de milliards. Cette flore bactérienne est divisée en deux catégories : la flore de fermentation et la flore de putréfaction.

Le rôle du côlon consiste à réabsorber l’eau afin de concentrer les matières fécales qui sont encore à l’état liquide à leur sortie de l’intestin grêle. Cependant, pour que les selles ne soient pas trop dures, il faut qu’elles contiennent suffisamment d’eau à la sortie du côlon. C’est pourquoi les fibres (pectine, cellulose) en provenance des fruits et légumes, jouent un rôle fondamental en retenant l’eau. Elles se gonflent d’eau et facilitent la migration des selles

L’évacuation des selles marque la fin de la digestion.

  1. Qu’est-ce que l’acide gastrique

L’acide gastrique est un liquide qui intervient dans la digestion effectuée par l’estomac.  Ce liquide gastrique, composé avec d’autres enzymes, forme le suc gastrique. Le suc gastrique est le liquide biologique produit par les glandes de la paroi de l’estomac. Il est composé de l’acide gastrique pour diminuer la taille des aliments, de la pepsine qui divise les protéines et produit les cellules principales à l’organisme et la lipase gastrique hydrolysant des liaisons des triglycérides. L’estomac produit environ deux litres de suc gastrique par jour selon ses besoins ainsi, les matières azotées sont correctement digérées.

 

Cet acide gastrique est donc une solution d’acide chlorhydrique produite par les cellules (glandes) de la paroi de l’estomac. Le rôle de cet acide gastrique consiste à réduire la taille des aliments ingurgités dans l’estomac pour les transformer en nutriments afin de les rendre assimilables par les parois intestinales et les distribuer à tous les organes de l’organisme. L’acide gastrique facilite non seulement la digestion mais élimine aussi un grand nombre de bactéries. En cas de carence d’acide gastrique, l’organisme est plus exposé aux infections. Par contre, une surproduction  de ce liquide peut causer des ulcères et autres affections de l’estomac.

  1. Qu’est-ce que l’acidité gastrique

 

Le reflux gastro-œsophagien désigne la remontée d’une partie du contenu de l’estomac dans l’œsophage. L’estomac produit des sucs gastriques, des substances très acides qui aident à la digestion des aliments. Or, la paroi de l’œsophage n’est pas conçue pour résister à l’acidité du contenu de l’estomac. Le reflux entraîne donc une inflammation de l’œsophage, qui se traduit par des sensations de brûlure et d’irritation. Avec le temps, il peut s’ensuivre des lésions à l’œsophage. Il est utile de préciser aussi qu’un faible niveau de reflux est normal et sans conséquence, et l’on parle alors de reflux physiologique (normal).

 

Dans le langage courant, on parle souvent de brûlures d’estomac pour désigner le reflux gastro-œsophagien.

  1. Principaux symptômes

 A. Les principaux symptômes apparaissent surtout après les repas ou en position allongée :

  • Une sensation de brûlure « remontant » derrière le sternum. Les médecins parlent de pyrosis.
  • Des régurgitations acides, qui donnent un goût amer dans la bouche.

B. Le reflux peut aussi se traduire par des symptômes moins fréquents et plus généraux :

  • Une voix enrouée, surtout le matin.
  • Un mal de gorge chronique.
  • De l’asthme survenant la nuit et sans rapport avec une allergie.
  • Une toux chronique ou un hoquet fréquent.
  • Des nausées.
  • Une mauvaise haleine persistante.
  • Des problèmes dentaires (perte de l’émail des dents).

C. Chez les nourrissons, les symptômes du reflux sont les suivants :

  • Des régurgitations excessives et/ou des vomissements.
  • Des douleurs, un refus de boire, des crises de pleurs.
  • Un retard de croissance et une anémie dans les cas graves.
  • Des épisodes d’apnée (rare).

D. Symptômes alarmants

Des symptômes alarmants conduisent à consulter un médecin sans attendre, car ils peuvent être le signe d’une complication ou d’une autre maladie :

  • Une difficulté à avaler.
  • Des vomissements récurrents.
  • Une douleur durant la déglutition.
  • Une toux, une respiration asthmatique.
  • Un besoin répété de se rincer la gorge.
  • Des maux d’estomac.
  • Une perte de poids anormale.
  • L’apparition de sang dans les crachats (expectorations), dans les vomissements ou dans les selles (selles noires).
  • Absence d’amélioration avec un traitement médical de 4 à 8 semaines.
  • Une anémie (en cas de perte de sang importante)

E. Le cas des symptômes atypiques

Bon à savoir.

La douleur provoquée par la brulure du reflux peut parfois être intense au point de faire penser à une crise cardiaque. Il faut consulter un médecin si vous ressentez une douleur inhabituelle dans la poitrine, qui irradie vers le bras ou la mâchoire, car il peut vraiment s’agir d’une crise cardiaque.

 

  1. Comment lutter contre l’acidité gastrique

 

  • Évitez de vous allonger après un repas.
  • Évitez les repas copieux.
  • Utilisez du sel de mer.
  • Remplacez les aliments transformes avec des aliments biologiques.
  • Préférez les aliments crus que cuits.
  • Augmentez vos apports en vitamine D.

 

  1. Quelques sites d’intérêt

France : www.fmcgastro.org

Canada: www.cag-acg.org

www.cdhf.ca

www.guidesante.gouv.qc.ca

États-Unis : www.sts.org

 

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